Voulez-vous être rentable ?

Tourisme responsable : bon sens et rentabilité

Comme pour le reste des activités humaines, nous avons été progressivement obligés de mettre des mots, de formaliser un concept, pour parler de bon sens dans la façon de mener l’activité touristique.

Obligés par qui ? par quoi ? Par le cours des choses, par l’évolution, par le progrès ? Autant de notions qui ont été accaparées, phagocytées par un système de valeurs et un fonctionnement fondés sur les perversions d’un mouvement global, basé quasi-exclusivement sur les échanges monétaires : abus de pouvoir, individualisme à outrance, l’exploitation des ressources sans limite – aucune.

C’est quoi le bons sens ?

Quiconque investit dans une activité touristique, quelle qu’elle soit, espère en général en tirer un profit sur les moyen et long termes. Normal !

Dans ce cadre, celui qui pense pouvoir construire durablement une bastide isolée, autarcique, indépendamment d’un (éco)système local, où les visiteurs viennent profiter pleinement du cadre ou du service en place, se fourvoie lourdement.

En effet :

  • Pour nourrir et satisfaire ses visiteurs, ne faut-il pas des ressources alimentaires – si possible bonnes (bio ?) et parfois même « typiques » (circuits courts) ? voir les bonnes pratiques agriculture et restauration.
  • Pour offrir un cadre de vie agréable, synonyme de fidélisation, ne faut-il pas cultiver des relations saines avec les populations locales (développement local) ? voir les bonnes pratiques développement local.
  • Pour permettre aux visiteurs de se laver dans le confort, ne faut-il pas un accès durable à une eau propre et saine (gestion de l’eau) ? voir les bonnes pratiques en gestion de l’eau.
  • Pour proposer un « cadre unique » avec des paysages ou des plages paradisiaques, synonyme d’attractivité, ne faut-il pas préserver ce cadre (traitement des eaux usées, gestion des déchets, protection de la nature, intégration paysagère) ? voir les bonnes pratiques valorisation de la biodiversité.
  • Pour que les visiteurs vivent une expérience authentique, emprunte de découvertes, valeur ajouté de l’établissement, n’est-il pas nécessaire de préserver le patrimoine local, qu’il soit culturel (traditions, monuments, artisanat…) ou naturel, et s’y intégrer ? voir les bonnes pratiques valorisation du patrimoine.
  • Pour optimiser la rentabilité d’un établissement, ne faut-il pas faire des économies – d’eau, d’énergie ? Et pour faire des économies au niveau de l’énergie, au premier titre le chauffage ou la climatisation, rien de plus efficace que d’en limiter le besoin (isolation en matériaux naturels, orientation réfléchie des bâtiments) et / ou d’en limiter le coût (chauffe-eau solaire, ampoules LED, panneaux photovoltaïques…). voir les bonnes pratiques pour la gestion de l’eau et la gestion de l’énergie.

Bref, du bon sens, disait-on !

Nous sommes parvenus à garder des prix accessibles, qui n’ont pas augmenté pendant plusieurs années, en maîtrisant nos dépenses énergétiques grâce à notre investissement dans les énergies solaires.
Franck Camping Le Petit Liou (France)

Vous voulez être rentable ? Soyez responsable !

Soyez responsable : vous économiserez de l’argent, attirerez plus de clients, les fidéliserez mieux, et cultiverez votre rentabilité !

Nombreux sont les contre-exemples. Ceux qui démontrent qu’un tourisme tristement qualifié aujourd’hui de « conventionnel » atteint tôt ou tard ses limites, visibles – détérioration du patrimoine naturel ou bâti et des conditions de vie des populations locales – ou moins visibles – large contribution à la pollution atmosphérique et marine, et donc au réchauffement climatique ; aboutissant inéluctablement à la baisse du nombre de visiteurs, donc de la rentabilité, donc de l’activité, avec des conséquences parfois désastreuses pour les territoires d’accueil et leurs populations.

Nombreux aussi sont les exemples de pratiques et d’établissements qui, en le formalisant ou pas (que ce soit en interne ou dans la communication), entendent et constatent dans le « bon sens », « plus de clients » et « plus de rentabilité ».

[…] pour produire un meilleur tourisme, et surtout qui correspond aux besoins de la société actuelle.
Gaspard propriétaire des Cabanes des Grands Lacs et plusieurs établissements touristiques à succès. (France)

On appelle cela le tourisme responsable, ou durable. On parle de développement local, de valorisation du patrimoine social et environnemental, d’efficacité énergétique, d’éco-construction ou éco-rénovation, d’éco-mobilité, de tourisme lent (ou « slow tourism » pour y apposer un vernis marketing, complexifier un peu le vocabulaire afin que chacun y perçoive moins une pédagogie potentiellement moralisatrice qu’un concept en vogue), d’éco-tourisme (ou « green tourism », ainsi nommé pour les mêmes raisons).

Au delà du vocabulaire (certains diront des « gros-mots »), il semble bien « naturel » (enfin, bien évident) de préserver et valoriser l’Environnement (avec un grand « E » pour y englober le social, l’environnemental / naturel et l’équilibre entre les deux) pour pouvoir continuer de proposer à des visiteurs / voyageurs / touristes de le découvrir, ou d’en profiter.

En bref, pour attirer des clients et leur donner envie de revenir ! Dans l’idée, ce n’est pas plus compliqué que ça ! (Reste à communiquer et faire connaître les atouts de l’établissement mais là, c’est un autre sujet.*)

Hopineo a à cœur de donner de la visibilité à ces nombreux exemples et de partager librement toutes ces bonnes pratiques qui permettent aux petits ou moyens entrepreneurs du tourisme d’assurer la pérennité de leur activité ; en bref d’être « responsables » pour être rentables.

Retrouvez des centaines de solutions concrètes dans la partie « Solutions » du site internet, notamment grâce au moteur de recherche de bonnes pratiques, collectées sur le terrain par les ambassadeurs Hopineo.

Ps : A des fins pédagogiques, de clarté du propos et de dimension de l’article, nous avons volontairement écarté de ces lignes un certain nombre d’arguments et de notions qui, à côté de la seule rentabilité, plaident en faveur du développement d’un meilleur tourisme : par exemple l’attachement à la terre ou à la culture, la santé publique et particulière, le combat quotidien pour un développement plus durable de l’humanité, la transition éco-logique (celle qui fait qu’on prend soin de la « maison » dans laquelle on vit afin de pouvoir continuer d’y vivre) – quoi que…

Pour aller plus loin :

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