Rencontre avec Elvia Cholotio, Mayachik’, Guatemala

Durant son projet 1M50-Un metro sin cuenta, Sandra a rencontré Elvia à San Juan La Laguna, Guatemala. Elvia Cholotio, du haut de ses 23 ans, est la gérante passionnée de Mayachik’ où Sandra a séjourné pendant une semaine. Elvia y est plus qu’active et souhaite constamment améliorer le site. Elle nous en parle !

Elvia, peux-tu nous décrire Mayachik’ ?

Mayachik’ est une entreprise avec 3 projets : L’Eco-Hotel, le restaurant végétarien et végétalien et le centre communautaire.

Pour l’Eco-Hotel, nous essayons de faire tout de manière écologique et profiter des ressources que nous donne la nature. Nous tentons également de valoriser la nature et de sensibiliser nos visiteurs afin qu’ils adoptent nos règles.

Au restaurant végétarien, nous proposons une cuisine végétarienne et végétalienne qui tient d’un principe écologique car nous souhaitons proposer une expérience culinaire saine. De plus, nous souhaitons également proposer une cuisine pour tous en nous adaptant aux différents régimes alimentaires de chacun comme les diabétiques ou autre.

Pour le centre communautaire, nous contactons des volontaires et nous y travaillions également nous-même afin de proposer de nouveaux apprentissages et idéologies aux locaux de San Juan La Laguna. Ils bénéficient ainsi de nouvelles expériences de vie. Les volontaires peuvent proposer différents ateliers à la population. Pour le centre communautaire, nous avons également intégré des petites organisations locales comme les guides touristiques et des femmes de San Juan qui peuvent déposer leurs produits d’artisanat pour vendre à Mayachik’. Les tours que nous proposons sont avec les guides locaux de San Juan.

Comment faites-vous pour sensibiliser vos clients à l’environnement ?

Nous sensibilisons grâce à nos installations principalement, par exemple, nos toilettes sèches. Au moment où ils font leur réservation et vivent à Mayachik’, les clients adoptent les règles du lieu. A travers cela, ils prennent conscience de l’importance l’environnement. Nous avons également mis en place des bonnes pratiques de recyclage car nous mis en place le tri des déchets dans le jardin. Les clients sont ainsi acteurs du site en recyclant leur déchets.

Quelles sont tes motivations pour travailler dans le tourisme responsable ?

Ma motivation est que les personnes qui viennent, qui nous visitent puissent connaître notre culture, nos traditions, notre langue le Tz’utujil. Ainsi nous échangeons nos bonnes pratiques, ils nous en apportent de nouvelles comme toi via Hopineo, et nous leur apportons notre connaissance des lieux et toutes nos pratiques locales.

Selon toi, qu’est-ce qu’un monde meilleur ?

Pour moi, un monde meilleur est un monde où les gens peuvent interagir, sans aucune discrimination, un monde où différents types de personnes peuvent partager dans un environnement agréable, valoriser l’environnement et ainsi réaliser les bonnes pratiques que nos ancêtres nous ont enseignées. Ce que nous faisons actuellement à Mayachik ‘, c’est ce que les ancêtres faisaient. Nos ancêtres, par exemple, n’avaient pas de téléphones portables, d’ordinateurs,… ils communiquaient simplement, ils valorisaient l’environnement. Par exemple, chaque fois qu’ils coupaient un arbre, ils demandaient au préalable la permission aux Mayas, à la nature ou encore à l’air.

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